Ingénieur·e électrique
Fiche de poste, salaire, sourcing, 15 questions d'entretien et plan 30/60/90 pour recruter un·e ingénieur·e électrique en PME industrielle française.
En un coup d'œil
- Délai de recrutement50–80 jours
- Expérience3–8 ans
Comment recruter un·e ingénieur·e électrique pour votre PME industrielle
Avant de rédiger l’annonce, posez-vous trois questions de cadrage. Elles déterminent le profil que vous cherchez réellement et évitent les erreurs de scope les plus courantes en PME industrielle française. L’ingénieur·e électrique est rarement la première embauche d’encadrement technique du bureau d’études, mais son recrutement structure durablement la capacité de l’entreprise à concevoir, mettre en service et exploiter des installations électriques qui tiennent en service, qui passent les contrôles réglementaires (Q18 initial, Q19 périodique par organisme agréé) et qui respectent les exigences de sécurité électrique (NF C 18-510, habilitations, consignation, plan de prévention).
Question 1 : ingénieur·e électrique, projeteur·euse en schémas ou automaticien·ne ? Les trois rôles se recoupent partiellement mais ne sont pas équivalents. Le·la projeteur·euse en schémas produit des dossiers schématiques sur un périmètre défini par d’autres : schémas unifilaires et multifilaires, nomenclatures, plans d’implantation. L’automaticien·ne développe les programmes automate et la supervision (TIA Portal, Unity, Studio 5000, Wonderware, WinCC) sur la base d’une analyse fonctionnelle existante. L’ingénieur·e électrique cadre une installation de bout en bout, choisit l’architecture et le régime de neutre, dimensionne, dialogue avec les méthodes, la maintenance et l’automatisme, mène la mise en service. Mélanger les trois dans une annonce attire des candidat·e·s mal-fittés et coûte du temps. Précisez la fonction dès le titre : « Ingénieur·e électrique (H / F) », pas « Profil polyvalent bureau d’études et automatisme » qui ne dit rien.
Question 2 : quel type d’installation électrique, et à quelle puissance ? Le périmètre d’un·e ingénieur·e électrique varie énormément selon les installations visées : distribution BT pure (atelier industriel jusqu’à 500 kVA), distribution HT/BT (site industriel avec poste de livraison HTA, transformateur HT/BT propre, plusieurs MW), automatisme et supervision (lignes de production, machines spéciales), équipements industriels embarqués (armoires en série, équipements OEM), installations tertiaires lourdes (datacenters, hôpitaux, sites logistiques). La complexité compte aussi : une armoire BT de 50 départs n’a pas le même profil idéal qu’une distribution complète d’un site industriel multi-bâtiments avec poste de livraison HTA, secours par groupe électrogène et compensation d’énergie réactive. Listez explicitement le ou les types d’installations dominantes dans l’annonce et la complexité attendue. Un·e profil expert·e en distribution tertiaire n’a pas les mêmes réflexes ni les mêmes outils maîtrisés qu’un·e profil distribution industrielle lourde ; recruter sans définir attire des candidatures hétérogènes et produit des entretiens où chacun·e parle d’un poste différent.
Question 3 : profil 100 % bureau d’études ou profil avec expérience mise en service ? En PME industrielle française, l’ingénieur·e électrique peut être un·e profil 100 % bureau d’études (issu·e d’un grand bureau d’études centralisé, d’une SSII ingénierie type Assystem, Segula, Capgemini Engineering, Akka, Altran, Alten) ou un·e profil avec une vraie expérience mise en service et maintenance (issu·e d’une PME industrielle, d’un intégrateur ou d’un site de production). Les deux profils ont leurs forces. Le profil 100 % bureau d’études est solide en schémas, dimensionnement et conformité normative théorique, mais peut peiner sur le dialogue conception terrain et la résolution de défauts en mise en service. Le profil avec expérience mise en service connaît la culture chantier et le terrain, mais peut manquer de méthodologie de dimensionnement structurée. La meilleure combinaison est souvent un·e profil ex-SSII avec au moins 2 ans d’expérience donneur d’ordre interne en PME, ou un·e profil PME avec un complément de formation calcul et normes. Cadrez l’attendu dans l’annonce et testez en entretien (cas pratique technique avec un arbitrage sélectivité vs. coût de protection, ou diagnostic de déclenchement intempestif sur site).
Si les trois réponses convergent vers un·e ingénieur·e électrique mid-level (3 à 8 ans d’expérience) pour une PME industrielle de 50 à 500 collaborateur·rice·s avec un type d’installation défini, retrouvez le modèle prêt à l’emploi dans l’onglet Fiche de poste.
Où sourcer ce profil
LinkedIn
200-400 € / mois (Job Slots)Vivier le plus profond pour les ingénieur·e·s électrique en France, avec une bonne représentation des profils issus des grandes écoles d'ingénieurs spécialisées en génie électrique (Supélec, ENSEEIHT, INSA, Centrale, ENSEM, Polytech Grenoble). Très efficace en sourcing actif (InMail) sur les profils en poste, particulièrement dans les bassins énergie (Lyon, Grenoble, Belfort), ferroviaire (Valenciennes, Belfort, Le Creusot), aéronautique (Toulouse, Bordeaux) et industriel lourd (vallée du Rhône, Dunkerque). Pour un poste mid-level, attendez-vous à 50-65 % des candidatures de qualité venant d'ici si le sourcing est actif. Recruiter Lite ou Premium améliore nettement la précision du ciblage par école, par logiciel de schématique (See Electrical, EPLAN, AutoCAD Electrical) et par secteur d'expérience.
Apec Ingénieurs
GratuitCanal cadres de référence pour les profils ingénieurs, gratuit en publication standard. L'Apec reste un canal essentiel pour les ingénieur·e·s électrique en France, notamment pour capter les profils en région et les profils en transition (sortie de bureau d'études, fin de mission chez un cabinet d'ingénierie ou un intégrateur). Filtrez par école d'origine, par logiciel de schématique (See Electrical Caneco BT, EPLAN Electric P8, AutoCAD Electrical) et par expérience minimale (3 ans) pour ne pas être submergé·e par des candidatures hors scope. Bien adapté pour élargir l'entonnoir au-delà de LinkedIn, en particulier hors Île-de-France et dans les bassins industriels de taille moyenne.
Hays Engineering
18-22 % du package en honoraires (chasse) ; tarif horaire intérim cadreCabinet de recrutement spécialisé sur les profils techniques et ingénierie en France, avec une vraie connaissance des bassins industriels et des spécialités électrique et automatisme. Pertinent pour les postes mid à senior où le sourcing direct (LinkedIn, Apec) ne suffit pas, et pour les recrutements dans des bassins tendus (Lyon énergie, Grenoble microélectronique, Toulouse aéronautique, Belfort ferroviaire, Dunkerque sidérurgie). Coût d'honoraires de l'ordre de 18 à 22 % du package annuel ; à réserver aux postes critiques ou aux délais courts. Hays a aussi un volet intérim cadre utile pour les missions de mise en service ou les renforts ponctuels sur un projet d'installation.
Réseaux alumni Supélec, INSA et ENSEEIHT
Gratuit à 500 € / annonce selon l'écoleCanal souvent sous-exploité par les PME industrielles alors qu'il offre un signal de qualité élevé et un coût d'acquisition faible. Activez les sites d'emploi des associations d'ancien·ne·s des écoles ciblées : CentraleSupélec Alumni (ex Supélec), INSA Alumni (Lyon, Toulouse, Rennes), ENSEEIHT Alumni Toulouse, ENSEM Alumni Nancy, Polytech Grenoble Alumni, Arts et Métiers Alumni (ENSAM filière électrotechnique). Ces canaux touchent des profils qui consultent peu LinkedIn (en poste stable, en veille passive) mais qui répondent à une opportunité bien fléchée par leur réseau. Volume faible mais taux de conversion en entretien souvent supérieur à 30 % sur les candidatures qualifiées. Particulièrement efficace en région et pour les profils ayant une spécialité (HT, automatisme et SCADA, conception d'armoires complexes, sûreté de fonctionnement).