Gardien·ne d'immeuble
Fiche de poste, salaire, sourcing et grille d'entretien pour recruter un·e gardien·ne d'immeuble en copropriété ou petit collectif en France.
En un coup d'œil
- Délai de recrutement20–45 jours
- Expérience0–3 ans
Logé ou non logé : la question qui décide de tout le reste
Avant même de penser au salaire, une question tranche presque tout le reste de cette fiche de poste : le poste inclut-il un logement de fonction ? La convention collective nationale des gardiens, concierges et employé·e·s d’immeubles (IDCC 1043) distingue pour cela deux catégories bien réelles, pas deux façons différentes de dire la même chose : la catégorie B, celle des gardien·ne·s au sens strict, où le logement est obligatoire et la rémunération suit un système d’unités de valeur — chaque tâche, du tri des containers à la surveillance du hall, vaut un nombre d’UV précis, 10 000 UV correspondant à un poste à service complet — et la catégorie A, celle des employé·e·s d’immeubles non logé·e·s, payé·e·s sur une grille horaire classique. La toute dernière révision de cette grille, l’avenant n° 115 du 20 janvier 2026, a été étendue par arrêté le 10 avril 2026 : la convention est donc bien vivante, pas un texte qu’on cite par habitude.
Ce choix n’est pas qu’une question de confort pour la personne recrutée. Il change aussi la durée de la période d’essai — un mois renouvelable une fois sans logement, deux mois non renouvelables avec — et il redéfinit le vivier de candidat·e·s : accepter de vivre sur son lieu de travail, avec l’astreinte que cela suppose, écarte d’emblée une partie des profils, quand un poste non logé élargit le bassin à des candidat·e·s venu·e·s d’ailleurs mais réduit la disponibilité en cas d’urgence hors horaires. Selon les données HelloWork, le salaire médian observé atteint 24 900 € bruts annuels en 2026, avec un écart net entre profils sans expérience (21 165 €) et confirmés (28 634 €) — un écart qui reflète, entre autres, cette différence de statut plus que la seule ancienneté.
Le deuxième point à régler avant de rédiger l’annonce est le périmètre technique réel du poste. Un·e gardien·ne d’immeuble n’est ni un·e agent·e de propreté cantonné·e au nettoyage, ni un·e électricien·ne habilité·e : le métier tient dans l’entre-deux, à faire soi-même les menus travaux et à savoir reconnaître ce qui doit passer par un·e artisan·e habilité·e, sans jamais franchir la limite d’une intervention réglementée sur une installation électrique ou de gaz. Ce point compte plus qu’il n’y paraît sur le plan légal : l’article 14 de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété, modifié en 2019, engage la responsabilité du syndicat des copropriétaires pour tout dommage causé par un défaut d’entretien des parties communes, sans que la victime ait à prouver une faute. Une marche descellée non signalée ou un trottoir non déneigé malgré un arrêté municipal en vigueur n’est donc pas qu’un manquement professionnel : c’est un risque juridique direct pour le syndic qui embauche.
Un mot sur le sourcing, puisque Join vend un logiciel de recrutement et qu’il faut donc lire cette remarque avec ce filtre en tête : ce métier se joue avant tout au niveau local, entre le bouche-à-oreille des gestionnaires de résidences voisines et l’affichage en hall d’immeuble, bien avant un board généraliste — un outil de suivi structuré prend surtout son sens quand le même syndic ou gestionnaire recrute ce poste plusieurs fois par an sur des résidences différentes, pas pour un remplacement isolé sur un seul site. Si votre poste correspond à un·e gardien·ne d’immeuble logé·e ou à un·e agent·e de maintenance polyvalent non logé sur un ou plusieurs sites, retrouvez le modèle prêt à l’emploi dans l’onglet Fiche de poste.
Où sourcer ce profil
France Travail
GratuitCanal de référence pour ce métier, filtré par le code ROME K2501 (Gardiennage de locaux), qui regroupe les appellations « gardien·ne d'immeuble », « agent·e d'exploitation en gardiennage » et « gardien·ne polyvalent·e d'immeuble ». Publication gratuite, bon vivier pour un poste accessible sans diplôme, avec un flux régulier de candidat·e·s en reconversion vers la gestion de résidence.
Réseau des syndics et gestionnaires immobiliers
Gratuit à modeste (cooptation, 50-150 € si activée)Le canal le plus sous-exploité pour ce poste alors qu'il fonctionne particulièrement bien : les gestionnaires de copropriété et les syndics locaux connaissent souvent déjà, par le bouche-à-oreille entre résidences qu'ils administrent, des gardien·ne·s en poste ailleurs et disponibles pour un changement. C'est aussi le canal le plus fiable pour vérifier en amont la compatibilité réelle d'un·e candidat·e avec la vie en logement de fonction, avant même l'entretien.
Indeed
Sponsorisation ciblée, 80-200 € pour une annonce en zone tendueVolume de candidatures le plus élevé pour un poste non logé ou pour un profil qui postule depuis une autre ville. Indeed fait partie des sites où le Quick Apply de Join est activé, ce qui multiplie jusqu'à trois fois le nombre de candidatures reçues par annonce par rapport à un renvoi vers un formulaire externe — un vrai gain quand le site gère lui-même le tri d'un grand nombre de profils hors cible (candidat·e·s cherchant un logement plutôt qu'un poste).
Affichage en résidence et bailleurs voisins
GratuitUn panneau dans le hall des résidences voisines gérées par le même syndic ou gestionnaire, ou un relais auprès des bailleurs sociaux du secteur, touche des candidat·e·s déjà familiers du fonctionnement d'une copropriété et de la vie en logement de fonction. Volume faible mais taux de prise de poste élevé, parce que la réalité du métier (astreinte, logement partagé avec le lieu de travail) n'a pas besoin d'être découverte en entretien.
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